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Frederick R. Archibald (1905 - 1996) intronisé en 1994

On a dit de Frederick R. Archibald qu’il possédait le génie pour imaginer des solutions métallurgiques créatives et les transformer en processus d’opération. Cette créativité est sans équivoque. Mais c’est l’ampleur même de son travail qui inspire le respect: un procédé de traitement des minerais d’arsenic; la technologie des fours de grillage par fluidisation et celle des fours électriques pour la fonte, qui sont toutes deux utilisées par Falconbridge avec les minerais de Sudbury; un procédé spécial de traitement des gisements de nickel-latérite en République dominicaine; le procédé aux hydrures; un procédé de chauffage au sodium pour extraire l’alumine de l’argile. Il est aussi l’architecte en chef de deux laboratoires de recherche, le Lakefield Research et un autre laboratoire de Falconbridge au nord de Toronto.

Né à Seaforth (Ontario), en 1905, Frederick R. Archibald obtient un baccalauréat (médaillé en chimie) de l’université Queen’s en 1933 et une maîtrise en chimie en 1934. Il fréquente ensuite l’école des gradués du Massachusets Institute of Technology en 1947 et 1948.

De 1934 à 1940, il travaille avec le professeur G.J. MacKay à l’université Queen’s sur le procédé MacKay, pour le traitement des minerais d’arsenic. Il se joint ensuite à Beattie Gold Mines, une compagnie de Ventures Ltd, comme chercheur en chimie. Ses réalisations chez Beattie ont mené au traitement des minerais d’arsenic de Giant Yellowknife. Il a ensuite développé le laboratoire de recherche de Ventures Ltd. à Beattie et un autre à Lakefield (Ontario). Ce laboratoire est toujours actif sous le nom de Lakefield Research.

En plein milieu de la Seconde guerre mondiale, Archibald est recruté pour diriger la conception et la construction d’une usine de production d’uranium à partir des oxydes d’uranium canadiens. Appelé procédé aux hydrures, il constitue une partie cruciale de l’effort de guerre américain, puisqu’il s’agit d’une composante clé du Projet Manhattan, la construction de la première bombe atomique.

Les talents versatiles et extraordinaires d’Archibald en métallurgie sont à nouveau mis à contribution après la guerre alors qu’il conçoit, construit et dirige une usine produisant de l’alumine à partir de l’argile en Caroline du Sud.

Il devient plus tard chef métallurgiste chez Falconbridge et prend sa retraite pour agir comme consultant en 1971.

Tout au long de sa carrière dans le secteur privé, Archibald a supporté la recherche académique et a formé plusieurs étudiants gradués.