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Walter Curlook (1929 - 2014) intronisé en 1997

Walter Curlook est un visionnaire qui a aidé à façonner le plus grand producteur de nickel au monde. Durant sa longue carrière chez Inco, il a favorisé le développement de nouvelles technologies et de nouveaux produits, de nouveaux milieux de travail, de même que d’une nouvelle orientation pour les relations gouvernementales et publiques. Décrit avec justesse comme un “esprit universel du monde industriel au 20e siècle”, il s’est distingué dans les domaines de l’exploitation minière, de la métallurgie, de la protection environnementale, et de la recherche et du développement.

M. Curlook est né en 1929 à Coniston, en Ontario. À l’âge de 15 ans, il a commencé à travailler à temps partiel à l’usine métallurgique d’Inco, à Sudbury. Après avoir obtenu son diplôme de l’École secondaire de Sudbury, il a obtenu un baccalauréat en sciences del’Université de Toronto, puis une maîtrise et un doctorat.

À l’âge de 25 ans, M. Curlook s’est joint à Inco à titre de métallurgiste de recherche à Copper Cliff. Grâce à son intérêt marqué pour la recherche et sa compréhension des avantages de l’innovation, il a progressé rapidement au sein de cette société. En 1989, il a été élu au Conseil de direction d’Inco et, en 1990, il est devenu président commissaire de PT International Nickel Indonesia. Même à la retraite, il demeure engagé dans le domaine, et il est actuellement président de Goro Nickel, une coentreprise d’Inco dans le Pacifique Sud.

Les réalisations techniques de M. Curlook reflètent son talent pour traduire les théories et les bonnes idées en applications pratiques. Il a obtenu 12 brevets de procédés, et deux autres sont en instance. Dans le cadre de son premier projet d’importance, qu’il a mené de l’étape de concept jusqu’à l’application, M. Curlook était directeur de l’usine pilote conçue pour mettre au point un procédé de grillage du sulfure de nickel réduit en boulettes pour obtenir un sinter d’oxyde granuleux d’une teneur en soufre de moins de 0,5 %. Il a joué un rôle déterminant dans la construction de l’usine de fluidisation d’Inco, percée technologique qui a permis d’améliorer l’alimentation des raffineries d’Inco et qui, par la suite, a donné lieu à d’autres améliorations et nouvelles applications connexes à la science de la fluidisation du minerai.

M. Curlook a aussi collaboré à l’avancement des sciences métallurgiques en améliorant le procédé de carbonylation. Les améliorations ainsi apportées ont donné lieu à un procédé pour le nickel consommant peu d’énergie et ne produisant aucun résidu polluant. Il s’agit là d’un exemple de technologie de production minérale du XXe siècle fondée sur la viabilité de l’environnement.

M. Curlook a été un maître d’oeuvre de la recherche et du développement, créant des divisions de recherche à Thompson, au Manitoba, et à Sudbury. Les méthodes d’abattage toutes teneurs, telles que l’exploitation par charges concentrées, qui ont permis de doubler la productivité, ont été développées sous ses directives. En 1982, il a établi la mine Copper Cliff North d’Inco à titre de mine de recherche. De grandes percées y ont été faites dans les domaines de l’automatisation et de l’adaptation des technologies de l’informatique et du laser. Il a contribué à la création de Continuous Mining Systems (CMS) qui a mis au point de l’équipement minier novateur pour améliorer la productivité d’Inco. CMS, qui est maintenant une firme indépendante, compte plus de 250 employés et enregistre des ventes annuelles de 50 millions de dollars.

Tout au long de sa carrière, M. Curlook a insisté fermement sur le caractère indissociable de la productivité et de la sécurité. Mais sa plus grande réalisation a certainement été la direction générale du programme de lutte contre les émissions de dioxyde de soufre d’Inco, à Sudbury. Ce programme d’une valeur de 600 millions de dollars, achevé en 1993, a été décrit comme le projet environnemental le plus imposant jamais réalisé par l’industrie minière.

À titre de leader de l’industrie, M. Curlook a reçu à maintes reprises les hommages de ses collègues. Nommé membre de l’Ordre du Canada en 1996, il incarne maintenant, par son oeuvre, ce que toute société minière pourrait et devrait être.