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Graham Farquharson (b. 1940) intronisé en 2010

Graham Farquharson a acquis une solide réputation en tant que doyen chevronné de l’industrie minière canadienne en démontrant son engagement pour l’intégrité, l’équité et l’excellence technique tout au long de sa carrière chez Strathcona Mineral Services Limited, une firme de consultants qu’il a fondée avec deux partenaires en 1974. Il est l’un des consultants les plus éminents de l’industrie, mieux connu pour confronter des défis extraordinaires, incluant le développement et la gestion de la première mine canadienne au nord du Cercle Arctique et réfutant une croyance qu’une propriété indonésienne constituait le plus gros gisement d’or au monde.

Né à Timmins, M. Farquharson a commencé sa carrière en 1960 dans une mine de cuivre à Tilt Cove, Terre-Neuve, pour ensuite aller travailler dans diverses mines à travers le Canada. Après avoir obtenu un diplôme en génie minier à l’Université de l’Alberta en 1964, il a passé quatre ans en Afrique, à Kilembe en Uganda, et à Tsumeb en Namibie. Après une maîtrise en administration des affaires (MBA) de l’Université Queen’s, il s’est joint à la firme de consultants Watts, Griffis and McOuat avant de fonder Strathcona. Peu après, Mineral Resources International de Calgary a retenu ses services pour évaluer le gisement de plomb-zinc à Nanisivik, sur l’île de Baffin à 73oN. L’opinion qui prévalait à cette époque était : « Qui étant sain d’esprit, essaierait de développer une mine à 700 km au nord du Cercle Arctique? » Toutefois, après avoir évalué le projet, M. Farquharson a dit aux propriétaires qu’il croyait que c’était possible. Le soutien financier venait de l’Allemagne et des Pays-Bas, en plus du soutien du Gouvernement du Canada qui voulait encourager une présence économique et physique dans l’Extrême-Arctique. Nanisivik est entré en production commerciale en 1976 et, sous la gestion de Strathcona, cette mine a été exploitée en tant que l’une des mines de zinc à plus faible coût au monde durant plus de 22 ans. Une raison importante de son succès a été l’établissement d’une communauté minière (la dernière ville minière à être construite au Canada) où l’on parlait trois langues, l’inuktitut, le français et l’anglais, un concept promu par M. Farquharson.

Dans les années 1980, il était président d’une commission indépendante encadrant la mine Page-Williams dans le camp minier Hemlo, en Ontario, jusqu’à ce qu’une dispute sur le droit de propriété ait été réglée par les tribunaux. Généralement considéré comme témoin expert, il a dirigé, en 1997, une enquête sur le projet Busang en Indonésie, vanté par Bre-X Minerals comme étant le plus grand gisement d’or découvert dans l’histoire de l’humanité. L’audit de Strathcona a prouvé irréfutablement que Busang était une fraude et que de l’or de placer avait été introduit dans les carottes après le forage. Les organismes de réglementation et l’industrie ont répondu en établissant de nouvelles lignes directrices rigoureuses concernant la divulgation publique d’information technique.

M. Farquharson a aussi servi l’industrie minière en tant que conférencier émérite, directeur de plusieurs compagnies minières et défenseur d’avant-garde de politiques garantissant que les peuples autochtones bénéficient de l’extraction minière. Depuis 1992, il a été président et un supporteur important de la Fondation de l’Industrie Minière Canadienne pour l’Éducation, le plus grand fournisseur de bourses d’études pour ceux qui se dirigent vers l’industrie minière au Canada. Au cours des dernières années, M. Farquharson est aussi devenu un contributeur important à la chaire Anna-Liisa Farquharson pour la recherche sur le cancer du rein à l’hôpital Princess Margaret de Toronto.

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