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John Kostuik (1911 - 2004) intronisé en 1994

John Kostuik représente bien les manières rustiques des mineurs de roches dures. Ingénieur minier, il se fait les dents en réussisant en quelque sorte à tirer des profits de ce qui est considéré, à la fin des années trente, comme la mine ayant la plus faible teneur au Canada. En fait, Howey Gold Mines s’est avéré être un bon terrain de pratique pour les méthodes d’extraction peu coûteuses. Plus tard, il prend en charge la nouvelle mine Denison, des premières phases de son développement jusqu’à ce qu’elle soit en pleine production.

Né en Pologne en juillet 1911, John Kostuik arrive au Canada la même année avec ses parents. Il étudie à l’université Queen’s où il reçoit un diplôme en génie minier en 1934. Ses études post-graduées portent sur la ventilation et la recherche sur la silicose.

Kostuik grandit dans l’ambiance de la ville-champignon qu’est alors Cobalt (Ontario). Après sa graduation, il devient surintendant de la mine d’or Howey. Il fait ensuite preuve d’ingéniosité à la mine Sladen Malartic, lorsqu’il introduit les appareils de déblayage pour charger le minerai aux points d’extraction, une importante innovation à cette époque.

Des champs aurifères d’Abitibi, Kostiuk passe au Maroc français avec Newmont Mining. L’expérience qu’il y acquiert dans une mine de métal de base au tonnage important, jumelée à ses réalisations antérieures consistant à tirer des profits de mines d’or à basse teneur, en font le candidat idéal pour l’entreprise Denison près d’Elliott Lake (Ontario).

En 1955, Stephen B. Roman engage Kostiuk comme gérant de la mine Denison. Il mène la mine vers la pleine production. En 1969, il devient président et chef des opérations de Denison.

Il est président de l’Association minière de l’Ontario en 1964 et 1965 et président de l’Association minière du Canada en 1969 et 1970. Sa renommée devient internationale quand il occupe le poste de président du Uranium Institute à Londres.

Kostuik a reçu le prix Ian McRae, une reconnaissance offerte par la Sir William Casimir Gzowski Society et l’Association nucléaire canadienne.