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Ralph D. Parker (1898 - 1983) intronisé en 1991

Ralph Douglas Parker laisse un riche héritage à la Compagnie internationale de nickel et à l’industrie minière canadienne: des progrès dans les méthodes d’exploitation minière au design et développement d’appareils de sécurité et d’équipement minier. Comme surintendant de mines de Inco à Sudbury, il s’engage dans une aventure à long terme qui, au cours des années, hissera la compagnie productrice de nickel aux premiers rangs des minières mondiales. Alors qu’il veille sur la plus importante source de nickel au monde à Sudbury, il est aussi l’âme dirigeante de la découverte de gisements de la seconde plus importante exploitation de nickel au monde, à Thompson (Manitoba). C’est sa plus grande réalisation.

Sous sa direction, les scientifiques et les explorateurs de Inco perfectionnent le magnétomètre aérien, un instrument déjà utilisé par les militaires pour repérer les sous-marins ennemis. Après dix ans d’efforts et d’exploration, et 150 000 milles de vol dans le ciel du nord du Manitoba, le gisement de Thompson est découvert en 1956. En seulement cinq ans, une mine, une usine et une ville sont développées à 800 kilomètres au nord de Winnipeg. Aujourd’hui, Thompson produit plus de cent millions de livres de nickel par an, soit un peu plus du quart de la production totale de Inco.

Parker obtient un baccalauréat en sciences de l’université de Californie en 1921. Encore étudiant, il participe avec des compagnons de classe, pendant huit mois, à l’exploration de vieilles galeries souterraines à Butte County, une opération financée par un syndicat d’ingénieurs de chemins de fer à vapeur. Il n’y trouve rien d’encourageant.

Des emplois subséquents l’amènent au Canada, entre autres à la McIntyre Porcupine Mines à Timmins (Ontario), où l’extraction par les méthodes alors répandues de tassement devenait difficile à cause des conditions particulières du sol dans certains des chantiers d’abattage à haute teneur de la mine. Parker commence à chercher des solutions et mettra au point un cadre de bois en rondins d’épinettes, une approche qui exerce une influence marquante sur l’avenir de plusieurs mines avant-gardistes.

En 1928, Parker se joint à Inco comme surintendant à la mine Creighton, la seule opérére par Inco à cette époque. Sous la direction de Parker, et grâce à sa connaissance de sa méthode à cadre de bois, Inco réussit à récupérer du minerai à haute teneur du vieux remblai résultant de l’exploitation par entonnoirs souterrains aux premiers jours de la mine.

Parker devient surintendant des mines de Inco à Sudbury en 1931. En 1958, après avoir dirigé la construction de nouvelles installations plus modernes pour chacune des mines de Inco dans cette région, il quitte Sudbury et devient vice-président, responsable des opérations canadiennes à Toronto.

Sous sa direction, les mines à ciel ouvert de Sudbury sont transformées en mines souterraines lorsque la méthode de l’exploitation en vrac et les nouveaux équipements sont introduits. Son intérêt pour le contrôle des pressions de terrains aboutit à la très efficace approche séquentielle d’enlèvement du sol, qui constitue la base d’une méthode maintenant utilisée dans plusieurs parties du monde.

Parker s’est intéressé très tôt et de façon continue aux recherches sur la composition et la fabrication de l’acier à fleurets. Suite aux recherches qu’il initie, la qualité de l’acier à fleurets fabriqué au Canada rivalise avec l’acier produit ailleurs au monde. Son leadership a aussi influencé la conception et le développement des cables de levage, d’appareils de sécurité et de plusieurs autres pièces d’équipement minier.

En 1963, il prend sa retraite alors qu’il est premier vice-président chez Inco. Il a l’honneur d’être le premier récipiendaire de la Chairman’s Citation pour ses réalisations comme ingénieur, administrateur et dirigeant. Parker décède en 1983.