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Louis Secondo Renzoni (1913 - 1993) intronisé en 1993

L’innovation technique a stimulé le développement de Sudbury (Ontario) en tant que premier centre minier et métallurgique au monde. Louis Secundo Renzoni, un scientiste et chimiste qui a travaillé aux opérations de raffinage du nickel chez Inco Limitée pendant plus de trois décennies, a grandement contribué à la prospérité de la compagnie et à celle de l’industrie toute entière. Ses travaux visant à réduire les émissions de soufre, améliorant du même coup la récupération des minéraux à valeur économique, sont particulièrement notoires.

Renzoni naît en 1913 à Copper Cliff (Ontario); à l’âge de sept mois, il effectue un voyage en Italie avec sa mère. La guerre éclate en 1914 et leur retour ne s’effectue que six ans plus tard. De retour au Canada, Renzoni s’inscrira plus tard en génie chimique à l’université Queen’s. Il obtient un baccalauréat en sciences en 1935, une maîtrise en 1936, puis travaille brièvement au laboratoire d’une fin-ne de consultants de Brantford, avant de se joindre à la raffinerie de nickel de Inco à Port Colbome (Ontario), en 1937.

Renzoni devient bientôt le leader d’un petit groupe de chercheurs professionnels dont la principale mission est de mettre au point un substitut pour l’électrolyte conventionnel utilisé dans le traitement du nickel raffiné à l’électrolyse. Le procédé était à l’état pilote en 1941, mais la Deuxième guerre mondiale crée une demande pour le cobalt et les chercheurs se font demander de développer un système de récupération du cobalt. En moins d’un an, un nouveau procédé de récupération du cobalt est mis au point. La raffinerie de Port Colbome réussit à récupérer plus de nickel sans accroître ses installations ni la demande en énergie, tout en s’emparant de l’insaisissable cobalt.

En 1948, Renzoni retourne à Copper Cliff comme assistant au surintendant à la recherche et au développement. Parmi les nombreux projets qu’il entreprend, une innovation impliquait la fonte de la matte de nickel en anodes de sulphide pour une électrolyse directe, éliminant ainsi la nécessité de broyer, griller et fondre le minerai pour produire des anodes de nickel. Le procédé est développé à temps pour être utilisé dans le nouveau complexe intégré de la Inco à Thompson (Manitoba), au début des années soixante.

Toujours au cours des années soixante, Renzoni mène une offensive pour réduire les émissions de bioxyde de soufre aux installations de la compagnie à Sudbury; c’est le premier effort majeur pour solutionner le problème de la forte teneur en soufre du riche mimerai de Sudbury. Cela impliquait de retirer du minerai une substance à haute teneur en souffre appelée pyrrhotite. Ceci permettait à la compagnie de récupérer plus d’éléments et plus de produits commerciaux utiles à partir de son minerai, tout en réduisant les émissions de bioxyde de soufre.

En 1972, Inco construit son Super Stack, une cheminée de très grande hauteur, pour disperser les émissions de soufre au-delà de Sudbury. C’était là l’un des facteurs les plus importants pour l’amélioration de la qualité de l’air à Sudbury, mais plusieurs autres éléments du projet, réalisé sous la direction de Renzoni, ont contribué à accroître la récupération du soufre du minerai et à diminuer les émissions de bioxyde de soufre d’au moins 35%.

Renzoni est un scientiste reconnu mondialement dans le domaine du raffinement du nickel. Inco continue de bénéficier de la recherche effectuée sous la direction de Renzoni, ceci même plusieurs années après sa retraite, en 1976.