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Roman Shklanka (b. 1932) intronisé en 2009

Roman Shklanka a rehaussé le prestige de l’industrie minière canadienne en mettant à profit ses connaissances géologiques et sa volonté de prendre en compte les possibilités de croissance dans diverses régions du monde.  Bien qu’il ait suivi sa formation et poursuivi ses études au Canada, il est surtout renommé pour identifier des projets de qualité sur des terres étrangères éloignées et les convertir en gisements et mines de classe mondiale. Il est l’un d’une poignée de champions dans le secteur minier canadien qui ont contribué à réunir d’immenses richesses minérales sur plusieurs continents, surtout au profit des pays en développement.

Shklanka commence à fréquenter l’Université de la Saskatchewan dans sa province natale à l’âge de 15 ans. Il obtient un baccalauréat ès arts en 1951, suivi d’un baccalauréat en commerce en 1953. Un emploi d’été au Département des ressources minérales en Saskatchewan l’incite à changer de cap et en 1956, il obtient une maîtrise en géologie. Il fréquente ensuite l’Université de Stanford où il obtient son doctorat en 1963.

Après avoir acquis une expérience sur le terrain et de la cartographie au Département des mines de l’Ontario, Shklanka joint les rangs de Placer Development et gère des programmes de prospection dans l’est du Canada. En 1978, il est muté en Australie, où il consacre plus de trois années à la recherche sur de nouveaux projets. Au cours de cette période, il aide à acquérir les gisements de Porgera et Misima en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui sont devenus d’importantes mines d’or et la propriété aurifère de Kidston en Australie. Après s’être réinstallé au bureau de Placer à Vancouver pour concentrer son attention sur l’ouest canadien, Shklanka est promu en 1985 directeur général de la prospection et en 1987, vice-président de l’exploration à l’étranger, à la suite de la fusion de Placer Development et Dome Mines. Durant cette période, il identifie et négocie l’acquisition des projets aurifères Omai et Bulyanhulu en Guyane et en Tanzanie respectivement, en plus de participer à l’acquisition des mines Granny Smith et Osborne en Australie.

Shklanka quitte Placer Dome en 1990 et fusionne son entreprise avec Sutton Resources, qui parvient à négocier avec le gouvernement tanzanien l’acquisition de Bulyanhulu, à la suite du retrait de Placer Dome. Les activités subséquentes de forage et d’aménagements souterrains captent l’attention de Barrick Gold, qui achète Sutton pour la somme de 525 millions de dollars en 1999.

En 2003, Shklanka devient président du conseil de la Canico Resources Corp., qui acquiert et met en valeur le gisement de nickel d’Onca Puma au Brésil. Ce projet attire aussi l’attention d’une grande société minière; en 2005, CVRD (Vale) achète Canico à un coût de 941 millions de dollars.

En tant que l’un des fondateurs et présidents du conseil de Polaris Minerals, Shklanka a vu l’entreprise se transformer : l’exploitation débute en 2007 sur l’Île de Vancouver au bénéfice des marchés nationaux et internationaux pour devenir l’un des plus importants producteurs d’agrégats sur la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Les nombreuses réussites de Shklanka montrent qu’il prend vite conscience du fait que les risques géologiques l’emportent de beaucoup sur les risques politiques dans la plupart des régions du monde. Ses prouesses géologiques, sa formation en matière économique et sa capacité de traiter rapidement et efficacement une vaste quantité de données ont aidé de nombreuses entreprises canadiennes à acquérir des gisements et des mines tout en devançant la concurrence, rehaussant ainsi le statut du Canada en tant que centre d’excellence dans le secteur minier.