Le géologue Arthur Thomas Griffis a véritablement mérité sa place d'honneur dans l'histoire minière du Canada. Il a découvert cinq gisements de fer pour la Compagnie minière IOC, un gisement de cuivre à la mine d'or McIntyre Porcupine et a développé un gisement de cuivre-zinc rentable près de Timmins (Ontario) pour la société Canadian Jamieson Mines. Il a également façonné Watts, Griffis & McOuat pendant ses années de formation pour en faire une importante société de conseil en géologie et en ingénierie de renommée internationale.

Né à Port Arthur, en Ontario, Griffis a obtenu une licence et une maîtrise en sciences à l'université de Toronto. Il rejoint Hollinger Consolidated Gold Mines peu après avoir obtenu son doctorat en géologie à l'université Cornell en 1939. Quelques années plus tard, il est choisi, avec le Dr A.E. Moss, pour refaire la cartographie géologique du camp de Porcupine, en Ontario.

Entre-temps, Hollinger avait constitué un vaste ensemble de terres au Labrador et au Québec. En 1944, M.A. Hanna de Cleveland accepte de financer un programme de travail basé sur les recommandations des docteurs Gustafson et Retty, qui ont participé à l'exploration du minerai de fer dans la région. C'est ainsi que débutent les travaux qui mèneront à la création de la Compagnie minière IOC.

Griffis et Moss sont choisis pour diriger l'équipe d'exploration. Griffis s'attelle à cette tâche pendant les trois années suivantes et est récompensé par la découverte de cinq gisements.

Après un séjour à l'étranger, M. Griffis a rejoint une société appartenant à Rio Tinto, qui détenait une vaste propriété de minerai de fer dans la région de l'Ungava, au Québec. Il supervise les travaux sur le terrain, les essais métallurgiques approfondis, les études de marché et les études de faisabilité. Après avoir terminé ce travail en 1958, il a rejoint McIntyre Porcupine Mines et s'est concentré sur la mine McIntyre, qui a produit plus de 8,6 millions d'onces d'or et 1,9 million d'onces d'argent entre 1912 et 1960.

Au cours des trois années suivantes, Griffis a réexaminé les données techniques et cartographié à nouveau des kilomètres de galeries souterraines. Ces travaux ont abouti à la découverte de cuivre, et non d'or, dans la mine existante. Cette découverte a permis de prolonger la durée de vie de la mine de plus de dix ans.

En 1962, Griffis devient l'un des associés fondateurs de Watts, Griffis & McOuat. Il est devenu président en 1965 et s'est retiré en tant que président en 1980. Sous sa direction, la société a acquis une réputation mondiale d'excellence technique et d'intégrité à toute épreuve.

WGM a ouvert des bureaux en Australie, où elle a participé au grand boom du nickel, et dans d'autres pays. Griffis devient conseiller principal du gouvernement d'Arabie Saoudite et gère plusieurs grands projets miniers dans ce pays. Au Canada, il s'intéresse de près à la mine de zinc-plomb de Nanisivik, sur l'île de Baffin. Ce travail a débouché sur l'étude de faisabilité WGM, qui a servi de base au financement de la mise en production de la mine.

Une autre mission du WGM consiste à évaluer la succession de feu George Jamieson, un prospecteur de Timmins. Avec l'aide d'hommes d'affaires locaux, la société Canadian Jamieson Mines est créée pour acheter et développer la propriété de Jamieson près de Kam-Kotia. Un programme de forage sous la direction de Griffis a permis d'identifier un gisement de 519 000 tonnes titrant 2,9 % de cuivre et 4,2 % de zinc. Moins de deux ans plus tard, les premiers concentrés de cuivre et de zinc sont produits.

Ces réalisations reflètent les talents à multiples facettes d'un minier remarquable.

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Adolphe "Lap" La Prairie est une légende de l'industrie minière et des explosifs au Canada, ses normes en matière d'innovation technique étant encore remarquables aujourd'hui. Sa motivation était simple et reposait uniquement sur sa préoccupation pour les mineurs et sur son intérêt à rendre l'exploitation minière plus sûre et plus efficace.

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